Territoria Mutuelle

Territoria
Prévention
Lettre d'information "bien-être au travail" dans les collectivités territoriales

Juin 2017
N°1

 

EDITO DE ROBERT CHICHE

Notre transformation se veut globale et à ce titre, le positionnement de notre mutuelle se devait d’intégrer une innovation structurante dans nos solutions en santé et prévoyance.

C’est chose faite, car désormais, au-delà du pilotage annuel des résultats techniques de nos contrats sur les sinistres, provisions et primes, nos collectivités adhérentes pourront bénéficier d’un pilotage en « prévention primordiale » sur le bien-être au travail, qui a été spécifiquement développé pour les collectivités locales en particulier et le secteur public en général.

 

 

Elles pourront ainsi identifier objectivement les signaux faibles du mal être au travail, du désengagement des collaborateurs, et d’agir sur l’amélioration et l’efficacité managériale de leur organisation pour le « bien être en collectivités ». De plus, elles pourront identifier des marges de manœuvre sur les arrêts de travail, pour compenser la pression sur le recrutement, tout en augmentant la qualité du service rendu aux administrés.

Cette solution testée et expérimentée depuis 2011 par des grands acteurs de la protection sociale dans le secteur privé, est désormais disponible dans le cadre d’un partenariat stratégique et préférentiel de TERRITORIA Mutuelle.

C’est pour cristalliser cette transformation dans un partage collaboratif entre toutes les parties prenantes de la santé sociale des collectivités, que cette lettre trimestrielle vous est adressée, elle sera j’espère, une synthèse actualisée de la prévention globale : primordiale, primaire, secondaire et tertiaire.

Sommaire

Bonne lecture

PREVENTION PRIMORDIALE

Piloter la santé sociale

En mesurant objectivement le risque à sa source socio-organisationnelle, afin de détecter les signaux faibles du risque de désengagement pouvant avoir un impact à la fois sur la santé globale et l’efficacité des organisations de travail.

Bien-être et collectivités, quel indice ?

 

On parle souvent de bien-être au travail dans la fonction publique avec souvent des constats alarmants (par exemple dans la fonction publique hospitalière en proie à de nombreux cas de suicides et d’épuisement professionnel. Le débat tourne généralement autour de l’observation sociale, du développement territorial. La finalité des collectivités est d’être une collectivité responsable, respectueuse des êtres humains et de l’environnement et intégrée à son territoire. Ces mêmes collectivités s’interrogent donc sur les indicateurs à construire pour mesurer le chemin à parcourir avant d’être une collectivité responsable.

L’émergence du « Big Data » pousse les collectivités à repenser leur système d’information et les réflexions tournent autour de l’utilisation des datas collectivités, quelle data utiliser, pour quoi faire, pour mesurer quoi ?

La course à la performance et l’engouement pour des expérimentations en termes de bien-être au travail dans la sphère publique s’est accentuée et on est arrivé à un point de « démesure de la mesure ».

Les indicateurs sont des outils de preuve et de connaissance, gage d’une vérité objective, ils sont aussi des outils de contrôle et peuvent influer sur les comportements, les croyances… Il est donc indispensable de s’y attacher, d’autant plus du fait de la complexification des dynamiques socioéconomiques et environnementales qui poussent les collectivités à construire d’autres indicateurs, d’une façon différente, c’est ainsi qu’une série d’indicateurs axée sur les dimensions

sociales et/ou environnementale a vu le jour. Mais ce foisonnement d’initiatives bien qu’idéal en interne nous donne une vision morcelée du bien-être au niveau national et peut développer des inégalités entre les territoires.

Certes l’objectif premier de la prise en compte des attentes de l’ensemble des parties prenantes est respecté, mais de façon hétérogène d’une collectivité à l’autre.

Pour aller plus loin

Retrouvez la composition de ces indicateurs territoriaux sur www.researchgate.net

PREVENTION PRIMAIRE

Intervenir à la source

La prévention primaire combat les risques psychosociaux à la racine, c’est-à-dire dans l’organisation même du travail et des modes de management.

C’est l’approche la plus efficace à long terme. Il s’agit d’engager une réflexion concertée pour optimiser l’organisation du travail dans les situations à risque. Sont particulièrement concernés, les métiers du courrier, de l’accueil physique et téléphonique, les situations de faible autonomie, d’hyperspécialisation. La prévention primaire passe aussi par un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, et par une réflexion sur les pratiques managériales.

Lancement du troisième plan santé au travail 2016-2020

Ce plan, fruit du travail de l’État, des partenaires sociaux, des organismes de prévention et de la Sécurité Sociale vient d’être adopté et traduit l’ambition d’un renouvellement profond de la politique de santé au travail.

Le programme Santé au travail 2016-2020 est structuré autour de 3 axes :

  • La prévention de la QVT
  • L’amélioration de la QVT
  • Le renforcement du dialogue social.

Donner la priorité à la prévention primaire et développer la culture de prévention est donc le premier axe :

Point d’orgue du plan la place laissée à la prévention primaire de la santé au travail : « mieux vaut prévenir que guérir ! ». La santé au travail n’est plus abordée au prisme de la pathologie mais selon une approche de promotion du bien-être des salariés.

L’objectif de cet axe est l’appropriation par les parties prenantes d’une culture de prévention fondée sur des actions concrètes et plus sur de la mise en conformité, de l’affichage.

Le deuxième axe, c’est l’amélioration de la QVT considéré comme un levier de maintien dans l’emploi, un levier de santé et surtout le plus important pour les entreprises, de performance économique et sociale.

Un levier de maintien dans l’emploi, car c’est un facteur de santé dans un contexte de vieillissement de la population.

Un levier de performance économique et sociale, car la QVT, mise au cœur des préoccupations stratégiques est un facteur de conciliation du bien-être des salariés et de performance de l’entreprise.

Un levier également pour renforcer les interfaces entre travail et emploi.

Renforcer le dialogue social et les ressources de la politique de prévention

Le dialogue social et l’engagement des partenaires sociaux sont au cœur de la démarche d’amélioration de la prévention et de la QVT. Ils recouvrent notamment plusieurs facettes ainsi que plusieurs niveaux de mobilisation : négociation collective, dialogue social, rôle d’orientation…

Ce plan Santé au Travail 2016-2020 développe également des modes d’action afin de mettre en place une stratégie cohérente, passant notamment par la simplification de la réglementation, l’adaptation des informations, outils et bonnes pratiques et mettra en œuvre une méthode de pilotage centrée sur l’efficacité réelle des actions mises en œuvre.

Pour aller plus loin

Retrouvez le texte intégral du plan santé au travail sur le site internet travail-emploi.gouv.fr

PREVENTION SECONDAIRE

Mieux faire face

La prévention secondaire vise à accroitre la résistance des salariés face aux situations professionnelles stressantes et à renforcer leur capacité d’adaptation au changement. Ces actions visent aussi bien les individus que la collectivité.

Il s’agit par exemple de former les intéressés (agents et cadres) à la prise en charge des incivilités et des agressions ou encore des situations de stress aigu. La mise en place de capteurs de stress et d’outils de détection régulière doit permettre d’établir un diagnostic par organisme ou par service. Cela passe aussi par une vigilance conjointe de la hiérarchie, du médecin du travail et des services RH.

Fonction Publique : de nouveaux défis à relever

Depuis quelques années, la fonction publique est en plein renouveau, entre gel du point d’indice, des budgets de fonctionnement moins importants, des recrutements de cadre du secteur privés à défaut ne plus avoir les compétences en interne.

On le sait, entre 2016 et 2026, 65% des agents de la Fonction Publique partiront à la retraite, de nouveaux défis vont alors se présenter à la fonction publique notamment en termes de :

  • Gestion de ressources humaines
  • Management
  • Bien -Être au Travail

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS LORS DU COLLOQUE DU 18 NOVEMBRE 2016,

« Le management public est-il compatible avec le bien-être au travail ? »

Pour Jean-Robert Massimi, Directeur général du Conseil supérieur de la Fonction publique, « le contexte actuel est propice à générer du trouble chez les agents de la Membre du pôle fonction publiqueFonction publique. La baisse des ressources financières se conjugue à un rythme de réformes rarement atteint. Les lois Maptam et Notre, l’émergence des métropoles, des communes nouvelles, l’accélération des fusions intercommunales, etc… C’est pour cette raison que nous sommes aujourd’hui ici à parler de management, préoccupation qui ne cesse de croître au regard des nouvelles exigences législatives

 

Pour Christian Oliveres : « Je crois que le management est compatible avec le bonheur au travail. Parce que les agents publics structurent le sens sociétal. Et ce malgré le fait que la vie quotidienne impose une procédurisation galopante de nos modalités de travail, en contradiction avec la capacité de réactivité et d’efficacité des agents en situation d’urgence. Pour ce faire, le management passe par l’objectivation des contraintes, par un aller-retour permanent entre l’éthique et les injonctions, pour dépasser parfois la double détente politique et administrative de la gestion des collectivités ».

Retrouver tous les actes de la conférence sur le site www.fonctionspubliques.ag2rlamondiale.fr

PREVENTION TERTIAIRE

Prendre en charge

La prévention tertiaire prend en charge les situations de souffrance psychique avérées, lorsqu’elles sont en lien avec le travail : Cellule d’écoute, numéro vert, prise en charge médicale apportent alors une réponse d’urgence, indispensable dans le cas les plus graves de harcèlement, de violence physique ou de risque de suicide.

Ce type de prévention s’effectue à deux niveaux. En cas de stress collectif, un diagnostic approfondi est suivi d’un plan d’actions impliquant le Comité d’Hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Les situations de stress individuel, quant à elles doivent être prises en charge notamment par le médecin du travail.

Compte personnel d’activité : c’est aussi pour la fonction publique

Accès à la formation, prise en compte du bénévolat… Comme les salariés du secteur privé, les agents des trois fonctions publiques (État, Territoriale et Hospitalière), fonctionnaires ou non-titulaires, peuvent bénéficier du compte personnel d’activité (CPA). Une ordonnance a été publiée en ce sens au Journal officiel du 20 janvier 2017.

Ce CPA spécifique aux agents publics comprend :

  • le compte personnel de formation (CPF), qui se substitue au droit individuel à la formation (Dif) ;
  • le compte d’engagement citoyen (CEC) qui est un nouveau dispositif issu de l’article 39 de la loi du 8 août 2016 (dite « loi Travail »).

Ces nouveaux droits bénéficient aux agents sans condition d’ancienneté de service. Ils sont portables en cas de mobilité.

Le CPF permet d’obtenir 24 heures de formation par an, dans la limite de 120 heures, puis 12 heures par an dans la limite d’un plafond total de 150 heures. Ce crédit d’heures est majoré pour les agents de catégorie C dépourvus de qualification (48 heures par an dans la limite de 400 heures).

Pour sa part, le CEC permet d’obtenir des droits à formation supplémentaires en reconnaissance des activités citoyennes exercées par l’agent (service civique, réserve militaire, responsabilités associatives bénévoles…), à raison de 20 heures par an dans la limite de 60 heures.

L’AVIS DES EXPERTS SUR LE SUJET

Tout savoir sur le CPA en 3 questions sur le site strategie.gouv.fr

Agenda

A NOTER DANS VOTRE AGENDA

Retrouvez SMACL Santé au salon PREVENTICA, l’évènement de référence pour la santé et sécurité au travail les 4, 5 et 6 octobre 2017 au Parc des expositions de Rennes Saint Jacques

 

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Présentation:

MUTACTION accompagne les collectivités territoriales dans l’évaluation des RPS et la mise en place d’actions concrètes pour améliorer la qualité de la vie au travail. Ces actions ont un réel impact positif sur le travail des agents. La collectivité voit notamment l’absentéisme diminuer et l’efficacité de l’organisation augmenter. Sur la base de situations concrètes, MUTACTION et TERRITORIA MUTUELLE, ex SMACL SANTÉ vont présenter une démarche originale qui a fait ses preuves.

Intervenant(s):

Olivier KERR, Directeur Général, MUTACTION

Bruno DELPRAT, Directeur Général Adjoint, TERRITORIA MUTUELLE ex SMACL SANTÉ

COMITE DE PUBLICATION

Directeur de la publication : Robert CHICHE
Comité de rédaction : Patrick LECOMTE, Victor WACKNINE
Conception-impression : TERRITORIA MUTUELLE
Crédits photos : TERRITORIA MUTUELLE